Je ne peux pas dire que j'ai toujours fait les choix qu'il faut. La peur a eu bien trop souvent raison de moi. Se retourner sur tout ce qui a pu être gâché , c'est mon truc. Une espèce de nostalgie de ce qui est inachevé qui me tient au corps. Ça me touche... Tel un matin brumeux qui se lève sur Paris, un noël au pays de l'oncle Sam ou une soirée d'hiver sur la Grand place. Avoir des choses à regretter c'est toujours plus intéressant à l'heure du bilan. Un réconfort dans lequel je me plonge pour justifier demain. De la lâcheté en somme ! Jamais je ne la cacherai, je suis faite de ça comme chacun d'entre nous. Parce qu'on a beau se convaincre du contraire, ce ne sont que des convictions. Ça a si peu d'importance d'être le meilleur... D'autant plus qu'un jour entre ici et ailleurs, j'espère toujours que nous soyons tous les meilleurs. L'espoir... C'est bien plus fort que tout. Pour un oui, pour un rien il nous rapproche et nous accroche. Quelque soit sa forme, on l'a tous en commun. Futile ou facile il nous tient debout quand rien ne va, quand de déboires en dérives, on perd le nord. Après les années de colère, et loin des discours humanistes auxquels je crois toujours autant, je m'aperçois que seul ce que l'on retient des échecs et des victoires m'intéresse. M'apercevoir et me questionner sur les bonjours et les adieux qui parsèment ma vie. Peut-être que je n'avance pas comme tout le monde, peut-être les statuts et les trophées ne me suivent-ils pas mais au fond de moi je sais qui je suis et pourquoi j'en suis là. J'ai pris le temps de me poser et de déposer chacune des histoires de ma vie sur une page. Et parfois il arrive que je m'enflamme, il arrive même que je suscite des débats auprès de gens qui ne savent rien de moi. Je fais partie de ceux dont on parle, souvent en mal, mais au moins on en parle. Avec le temps j'ai fini par comprendre que rien n'arrive par hasard. Que les médisances sont souvent le fruit de frustrations que je m'en veux encore d'avoir provoqué. La vérité c'est que comme tout le monde je suis frustrée, tellement frustrée que jamais je ne pourrai l'écrire. Malgré cela personne n'est coupable de ce qui me tenaille et jamais je n'oserai faire subir aux autres les passions et les haines qui déferlent la chronique. Non pas que je sois d'une droiture inégalable, j'ai juste peur... Un jour au détour d'une rue, ça risque de se retourner contre moi. Car rien n'arrive par hasard ! A trop jouer des coudes, on se perd dans la bataille ou on oublie pourquoi on se bat. Comme tout le monde, j'ai des objectifs qu'il me serra permis d'atteindre ou pas, que le travail et la motivation mettront sur ma route ou pas. D'autres vendrons leur âme au diable, qu'il en soit ainsi ! Et des « amis » se trahiront, et des étrangers s'insulteront, et des guerres encore il y aura mais je me garde de tout cela. Avec le temps je me suis extraite des coups et des larmes. J'ai fini par les enfuir en moi et parfois contre moi mais jamais plus personne ne m'atteindra comme, jadis, ce fût le cas.
Un jour on perd ses rêves et plus rien n'est comme avant... Les barrières tombent mais les armures se forgent. Tout une vie se redéfini et on fini par trouver que c'est bien mieux comme cela. C'est tout un monde à savourer, c'est tout un combat à mener. Il arrive que je m'incline... Ça arrive si souvent ! Et j'ai beau me dire que rien n'a de sens et d'importance, je finis toujours par remonter sur le ring. Maintenant je sais que ça énerve et je suis prête à assumer d'être mal aimée. D'autant que ceux qui m'aiment vraiment en valent la peine. Qu'importe que nous ne soyons pas du même sang, qu'importe que ce sang me blessent toujours autant... Lorsque je nous vois je sais pourquoi...
Home
Another summer day
Has come and gone away
In Paris and Rome
But I wanna go home
Mmmmmmmm
May be surrounded by
A million people I
Still feel all alone
I just wanna go home
Oh, I miss you, you know
And I've been keeping all the letters that I wrote to you
Each one a line or two
“I'm fine baby, how are you?”
Well I would send them but I know that it's just not enough
My words were cold and flat
And you deserve more than that
Another aeroplane
Another sunny place
I'm lucky, I know
But I wanna go home
Mmmm, I've got to go home
Let me go home
I'm just too far from where you are
I wanna come home
And I feel just like I'm living someone else's life
It's like I just stepped outside
When everything was going right
And I know just why you could not
Come along with me
'Cause this was not your dream
But you always believed in me
Another winter day has come
And gone away
In even Paris and Rome
And I wanna go home
Let me go home
And I'm surrounded by
A million people I
Still feel all alone
Oh, let me go home
Oh, I miss you, you know
Let me go home
I've had my run
Baby, I'm done
I gotta go home
Let me go home
It will all be all right
I'll be home tonight
I'm coming back home
Michael Buble.